Lancement d’un projet de recherche et de développement dans l’oasis de Figuig

En 2015 le Maroc comptait une population rurale de 14 millions de personnes soit 42% de la population totale . L’agriculture est un secteur stratégique dans le développement économique marocain et représente 15 à 20% du PIB . Les niveaux de vie les plus bas par catégorie socio-professionnelle restent ceux des ouvriers et des exploitants agricoles résidant en zones rurales . Ces données suggèrent que pour de nombreuses familles agricoles, les revenus issus des exploitations ne suffisent pas à assurer un niveau de vie décent. Ces conditions sont encore beaucoup plus difficiles en milieu oasien où on rencontre plusieurs contraintes : culturale, foncière, climatique, géographique et commerciale, notamment .


L’aire de la phœniciculture s’étend sur un vaste territoire constituant environ 30% de la superficie totale du pays et englobe 13 provinces situées au Sud et Sud-est (voir carte du Maroc en annexe 2 mettant en évidence les 13 provinces). Il convient de citer en particulier les provinces de Figuig, Errachidia, Tinghir, Ouarzazate, Tata, Zagora et Guelmim qui représentent près de 98 % du patrimoine phœnicicole marocain . La superficie occupée par le palmier dattier est de l’ordre de 48.000 ha (en augmentation de 10% depuis 2003), pour un effectif total de près de 4,8 millions de pieds, ce qui représente 4,5% du patrimoine phœnicicole mondial estimé à 105 millions de palmiers.
Le gouvernement marocain dans son programme de développement national « Plan Maroc Vert » (PMV) cherche à créer une nouvelle dynamique de l’économie agricole dans les zones oasiennes . Le PMV s’est fixé comme objectif la plantation de 2,9 millions de plants à l’horizon 2020, destinés aussi bien à la reconstitution et à la densification des palmeraies existantes qu’à la création de nouvelles plantations.Une dynamique nouvelle a été créée par le PMV pour organiser et accompagner la filière à travers, notamment, l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), l’engagement des services du ministère de l’Agriculture et la mise en place des organisations professionnelles et des coopératives couvrant la filière à l’échelle nationale.

L’économie des oasis marocaines repose essentiellement sur l’exploitation du palmier dattier, des cultures associées et des sous-produits. L’activité phœnicicole présente des points forts puisqu’elle contribue à hauteur de 20 à 60% du revenu pour plus de 1,4 million d'habitants des oasis et fournissait, en plus de la datte, divers matériaux destinés à l'artisanat, à la construction ou à la production d'énergie. Le Maroc bénéficie également d’une diversité génétique phœnicicole parmi les plus riches. Près de la moitié de son patrimoine est constituée de quelques 450 variétés et cultivars , l’autre moitié est constituée de « francs » qui sont des palmiers issus de germination de graines (donc de variété indéterminée). Ceux-ci offrent des opportunités en matière de sélection et de création variétale. Finalement, la production dattière contribue à la stabilisation des populations dans des zones présahariennes à équilibre agro-écologique fragile en créant des emplois, surtout pour les femmes qui prennent en charge la plus grande partie de la chaîne de production dattière : (Lire l'article attaché)

La Commune Territoriale de Figuig lance un atelier pour le démarrage du projet « Approche intégrée pour une gestion durable de la phoeniciculture au Maroc »

Attachments:
Download this file (Article sur le PRD 2017.pdf)Article sur le PRD 2017.pdf[ ]460 kB