Présentation de la ville de Figuig

Sa position frontalière aux difficultés géopolitiques énormes lui a valu l'amputation progressive de nombreux terroirs faisant habituellement partie de son espace vital pour se trouver actuellement sur territoire algérien.

Par ailleurs, cette situation est à l’origine d’un enclavement quasi-permanent aggravé par la fermeture durable de la frontière et l’absence d’échanges économiques entre les deux communautés voisines. Même durant l’ouverture de la frontière, Figuig ne tire aucun profit considérable de sa situation comme unique poste frontalier au sud d’Oujda, malgré sa position d’une part a proximité immédiate de l’axe routier et ferroviaire reliant Oran au Sud-ouest algérien communicant avec l’Afrique sub-saharienne, et d’autre part sur le bout des axes reliant le sud-est marocain au Nord-Est et au reste du pays.


C’est une Ville-oasis dynamique, Figuig compte aujourd'hui 12577 habitants (recensement 2004) et voit ses équipements se moderniser. Malgré une situation géographique excentrée, des conditions naturelles souvent difficiles, de faibles moyens financiers, elle se développe, se modernise, évolue dans le but de toujours mieux répondre aux besoins de ses habitants. Caractérisée par l'implication de ses habitants dans tous les projets, par une grande solidarité, elle gagne petit à petit une reconnaissance dont l'histoire l'avait privée jusque là.
Figuig est parmi les plus anciennes oasis de la frange septentrionale du Sahara, comme en témoignent les nombreuses gravures rupestres présentes dans la région et attribuées aux chasseurs de la période du néolithique. Dès le 12e siècle, le nom de Figuig apparaît dans la littérature médiévale, évoquant l'importance des tribus berbères Zénètes par rapport aux Sanhaji et arabes qui s'étaient installés de longue date dans la région. L'histoire de l'oasis a essentiellement été marquée par des rivalités et des conflits entre les différents ksour et les différentes fractions en raison des terres et surtout des eaux d'irrigation. Figuig a toujours été un territoire relativement autonome vis à vis des différents pouvoirs. Cela a conduit les habitants à se prendre en charge et pourrait être à l'origine de la très grande solidarité que l'on retrouve aujourd'hui.
Regroupant une cinquantaine de qsour à la veille de la pénétration coloniale, son rayonnement culturel, scientifique et économique dépassait largement la région, du fait de sa position au carrefour des axes du trafic caravanier transsaharien et sur l'axe sub-saharien Est-Ouest. La disparition progressive du nombre des caravanes et plus récemment la fermeture de la frontière maroco-algérienne ont contribué au recul progressif du rayonnement de l'oasis. Les 7 qsour aujourd'hui, auxquels se rejoint la petite agglomération maraboutique de Sidi Abdelkader Mohammed. Ces qsour sont tous liés entre eux par l'extension récente de l'espace bâti, sinon par les jardins plus ou moins verdoyants de la palmeraie proprement dite étendue sur une superficie totale de 650 hectares environ.
Jusqu'à la veille de la pénétration coloniale, le nom de Figuig s'appliquait à une vaste région englobant des tribus et des localités aussi bien diverses que rivales. Certains avancent même le chiffre d’une cinquantaine de qsour, justifiant l’appellation " Le Figuig " habituelle dans les écrits de la période coloniale. Le rayonnement culturel, scientifique et économique de l'oasis dépassait même l'échelle régionale grâce à sa position de relais stratégique sur les anciens axes du trafic caravanier transsaharien et sur l’axe sub-saharien Est-Ouest.
Puisant dans le passé jusqu'à la préhistoire, comme en témoignent les nombreuses gravures rupestres millénaires, la région de Figuig connut également la civilisation dite pharaonique dont on rapporte des pièces à conviction telle que la pierre sculptée en "Bélier de Zénaga". Des recherches récentes vont même jusqu'à argumenter des événements dont les conséquences auraient fait débarquer des voyageurs sur les côtes nord-américaines depuis 15 siècles.
Figuig fait partie du vaste territoire nord-africain et sub-saharien dont le passé lointain fut marqué par des gravures rupestres habituellement attribuées aux chasseurs-pasteurs du Néolithique, malgré l’importance de certains aspects qui laissent aussi penser à une vie sédentaire assez précoce. Figuig semble avoir toujours été un territoire relativement autonome vis à vis des différents pouvoirs, sans toutefois se distancier des différentes dynasties, sachant bien que certains représentants du pouvoir central y furent parfois sans autorité. Par ailleurs, Les écrits rapportent que l’histoire de l’oasis fut essentiellement marquée par les rivalités et les conflits entre les différents qsour et les différentes fractions à cause des terroirs et surtout des eaux d’irrigation qui ont souvent fait objet de litiges ayant parfois conduit à des luttes intestines sanglantes.
Dès le 12e siècle, le nom de Figuig est apparu dans la littérature médiévale, évoquant l’importance des tribus berbères Zénètes dans la région par rapport aux autres éléments sanhaja et arabes qui s’y étaient installés de longue date. Plus tard, au 14e siècle on signale la souveraineté des Métghara sur l’oasis. Au 13e siècle, les Jaber y représentaient l’autorité almohade.
Figuig fût contrôlé par les Saadiens en 1583, puis par les Turcs en 1593 avant d’être rançonnés pour quitter. Les expéditions alaouites se succédèrent depuis 1641 dans le souci d’établir ou de rétablir leur autorité ou encore d’éloigner le danger turc réapparu avec la tentative de 1806.
Ce n’est qu’en 1903 que l’autorité française fut inaugurée par le bombardement de Zénaga, après plusieurs expéditions des troupes françaises déjà installées depuis longtemps sur le territoire algérien et gênées par le soutien apporté par Figuig aux rebelles algériens. Figuig fut ainsi ramenée à l’obéissance au pouvoir du makhzen.. L'héritage de la phase colonisation-décolonisation a pesé lourd sur le sort de l'oasis, non seulement au niveau de sa place régionale devenue marginalisée, mais aussi au niveau des ressources habituellement exploitées par les qsouriens habitant Figuig. Le patrimoine culturel actuellement conservé porte surtout le cachet de la période islamique. Des maisons et des mosquées séculaires construites en terre séchée côtoient avec le célèbre minaret octogonal pierreux de l'époque mérinide. De même, les vestiges d'anciens qsour et hameaux désertés ou détruits subsistent encore tout comme les mausolées et les bibliothèques des marabouts et des savants dont les œuvres et les documents manuscrits ont été pillés ou accaparés. Seul le sort d'une faible portion de ceux-ci a échappé à la perte, mais conservés soit chez des particuliers souvent " anonymes ", soit dans des musées nationaux et internationaux même, comme celui de Berlin.

Impact de l'histoire contemporaine :

Ce n’est qu’en 1903 que l’autorité française fut inaugurée par le bombardement de Zénaga, après plusieurs expéditions des troupes françaises déjà installées depuis longtemps sur le territoire algérien et gênées par le soutien apporté par Figuig aux rebelles algériens. Figuig fut ainsi ramenée à l’obéissance au pouvoir du makhzen.. L'héritage de la phase colonisation décolonisation a pesé lourd sur le sort de l'oasis, non seulement au niveau de sa place régionale devenue marginalisée, mais aussi au niveau des ressources habituellement exploitées par les qsouriens habitant Figuig.