Figuig dans son cadre géographique

 Figuig est une oasis de l’Est marocain, située dans un cirque montagneux du Haut Atlas oriental. Au Nord-Ouest, la puissance chaîne anticlinale de Jbel Grouz(1192m) au Nord-Ouest de Figuig se terminant à l’Est par le Jbel El-Haïmeur(1168 m),

     

Djebel Grouz (le mont Grouz): 1839 mètres d'altitude, longue chaîne qui prend son origine à l'ouest de la région de Figuig et s'étend sur plus de 80 Km. Elle est coupée à l'est pas le col de Zénaga et franchie par la route de Figuig. On y accéde au nord par plusieurs points jalonnants la route de la ville d'Oujda. La chaîne toute entière est intéressante du point de vue géologique, minéralogique et même botanique. Dresse une toile de fond, tandis que vers le Sud, une succession de monts atteignant environ 1000 à 1100 m ferment l’horizon. Ce sont de l’Ouest vers l’Est : le Jbel Melias (1128 m), le Jbel Zenaga (1051 m), le Jbel Taghla (1117 m), le Jbel Sidi Youssef (1065 m) et le Jbel Jarmane (1047 m). Vers l’Est s’étend une vaste plaine formée par les alluvions de l’Oued Zousfana, la plaine de Baghdad (850 à 900 m), dans laquelle se dressent un relief net et le Zrigat Sidi Abdelkader (999 m). Si la superficie totale de la zone s’élève à 35 km2 environ, la palmeraie proprement dite comporte environ 600 à 650 hectares dont l’altitude moyenne est de l’ordre de 880 m.
La principale richesse de Figuig, cause également de ses problèmes, vient de la conjonction de l’eau et de la terre dont la répartition est particulière. En effet, l’eau provient de sources situées dans ou en dessous des Ksour du haut, alors que les bonnes terres sont situées en contrebas de l’escarpement dénommé Jorf, séparant les sept Ksour cités et le Ksar de Zénaga ; ces terres sont consacrées à la culture du palmier dattier avec du maraîchage et de la luzerne comme cultures intercalaires,.
De plus, un abaissement continu du niveau piézomètrique a fait avancer progressivement la palmeraie vers le Sud, d’une part parce que les terres situées au nord n’étaient plus dominées, d’autre part parce qu’elles s’étaient fortement appauvries.
De ce fait, la superficie de la palmeraie n’a pratiquement pas varié comme l’ont démontre les relevés exécutés en 1902 et en 1950.