environnement

un environnement hostile:

Elle est située dans la Région de l'Oriental, aux portes du désert, à proximité immédiate de la frontière maroco- algérienne, à 368 kilomètres au Sud d'Oujda et à 107 kilomètres de la capitale provinciale, Bouarfa. D'une superficie de 25 km2 environ, elle est située au milieu d'une dépression entourée de collines et des montagnes qui représentent la continuité du grand Atlas Saharien.

En dehors de quelques vestiges témoins d'une forêt relique de thuya difficilement conservés sur les plus hauts sommets, la végétation naturelle est composée d'une steppe aride à éléments xérophiles et dégradée.

Le climat:
Pour circonscrire scientifiquement l’espace saharien, tout va tourner autour de la définition d’un climat sec et de la notion d’aridité.
Ces données permettent entre autres de préciser les déficits pluviométriques et d’aborder le bilan de l’eau avec l’analyse des pertes (dues aux températures élevées et à la forte évapotranspiration).
Henri Noêl LE HOUEROU fixe dans sa thèse (1992) la limite du désert à l’isohyète 100 mm de pluie au nord du Sahara en s’appuyant sur une analyse détaillée des différents critères habituellement pris en compte pour définir les marges du désert comme la limite septentrionale du palmier dattier, la limite sud de l’alfa, la limite de la culture en sec de l’olivier.
Il est généralement accepté que les zones semi-arides peuvent être définies comme des régions caractérisées par une pluviosité faible et irrégulière, comprise entre 150 et 300 mm, dans lesquelles il est impossible d’assurer de manière permanente une production végétale.
Les zones arides quant à elles se caractérisent par une pluviométrie inférieure à 150 mm, là où aucune culture n’est possible sans le secours de l’irrigation.
A l’intérieur des zones arides, on peut distinguer les régions du Sahara à proprement dit pour lesquelles la pluviosité annuelle est inférieure à 100mm.
A  Figuig, entre 1984 et 1994, cette moyenne a été de 116 mm avec deux pics, un au printemps, l’autre en automne. La division provinciale de l’agriculture estime que 150 mm de pluie tombent à Iche chaque année en moyenne.
Il y a eu de rares périodes d’abondance des pluies. Par exemple, en 1940, 393 mm de pluies sont tombées à Bouarfa et en 1965, 277 mm à Figuig.
Le climat est de type aride méso thermique sec.
A Figuig, entre 1984 et 1994, les températures moyennes annuelles de Figuig sont au minimum de 6,4°C (en janvier) et au maximum de 31,4° C (en juillet) avec des températures dépassant 30° C durant trois mois.   
Les températures présentent des écarts importants entre le mois le plus chaud (43° C) et le mois le plus froid (4° C) avec des variations entre le jour et la nuit.
Ces amplitudes thermiques ne sont pas sans effets sur l’organisation de la vie quotidienne de la vie oasienne (par exemple, au niveau des techniques de construction et d’aménagement de l’espace ou dans un dans un tout autre domaine, la célébration des événements familiaux, le déroulement du travail quotidien,…).
Il faut ajouter à ces données sommaires que les vents jouent un grand rôle dans les modifications des températures (par exemple, les vents du nord et du nord-ouest en automne et le  chergui venant du sud-est à Iche -appelé à Figuig arifi-).
En 2008 et 2009, Figuig a connu des précipitations très importantes qui ont causées des pertes dans différents secteurs ; à savoir l’agriculture, infrastructures de bases …

La sécheresse:
Le phénomène doit être pris en tant que facteur structurel et non plus conjoncturel .
Au sens climatique, la sécheresse se définit par la diminution de la pluviosité ou l’accentuation de sa variabilité à l’échelle mensuelle saisonnière ou annuelle. Cela engendre le raccourcissement de la période humide et par conséquent favorise l’évaporation sous ses multiples formes. Il y a sécheresse lorsque les pertes d’eau imputables à l’évaporation sont supérieures à la pluviosité reçue dans une période déterminée.
Au sens hydrologique, ce sont d’abord les cours d’eau qui capitulent, soit par la réduction des débits, soit en s’asséchant totalement. La pédo-sécheresse se traduit par la diminution des ressources en eau du sol.
La sécheresse agronomique se déclenche dès que la plante commence à avoir soif. En général, lorsque la plante manque d’eau, ses fonctions physiologiques et agronomiques s’altèrent. Les plantes ne cèdent pas facilement à l’état critique de la sécheresse mais plutôt tentent de parer pour la survie à travers un certain nombre de réactions physiologiques et chimiques. L’anéantissement total de la production peut s’opérer surtout pour les plantes maraîchères et les céréales incapables de tenir avec uine sécheresse prononcée.  
La sécheresse agronomique est due à l’action de l’homme depuis les années 1970. Dès cette période, la perte des attributs de la végétation naturelle et de la stabilité du sol a commencé à se faire sentir: érosion, encroûtements, perte du couvert végétal causés par les actions de l’homme sur les propriétés physico-chimiques du sol.  A ce moment, un défrichement des parcours les plus productifs s’est développé avec les débuts du tracteur dans la région et l’introduction de l’orge dans l’alimentation animale.
Dans les années 1980, des changements plus profonds dans le mode de gestion de l’espace sont apparus. Les défrichements des parcours et la conquête des parcours collectifs par les gros éleveurs, une alimentation des animaux basée sur le concentré et l’utilisation des produits vétérinaires se sont intensifiés. Depuis, des tentatives de compensation des pertes de production subies par une intensification plus avancée des techniques de production animale et végétale sont menées mais la réduction du potentiel de production continue en spirale.
Parallèlement à l’échec de cette compensation, d’autres mesures stratégiques de secours sont prises par les producteurs des zones dégradées telles que l’émigration, l’achat de terrains agricoles en irrigué, la spéculation immobilière, la commercialisation, etc...
Pour les catégories d’éleveurs les plus vulnérables, la seule alternative reste l’abandon de l’élevage et l’exode rural. Jusqu’à quelques temps, la sécheresse a été considérée comme le bouc émissaire de l’échec des politiques économiques et sociales mais cette vision tend à disparaître au profit d’une vision plus réaliste des situations locales et d’une approche plus participative des populations concernées.

La désertification et l’ensablement:

 

Le terme de désertification recouvre un ensemble de processus extrêmement complexes ce qui explique que plusieurs définitions ont pu être proposées pour cerner le phénomène. L’ensablement n’en est qu’une des manifestations les plus spectaculaires.
L’ampleur du phénomène est difficile à préciser d’une manière quantitative. L’UNESCO estime que pour l’Afrique du Nord, 100 000 hectares seraient chaque année envahis par le désert. En général, cela se manifeste de manière diffuse par la formation de tâches qui s’étendent et finissent par se rejoindre.
Il ne semble pas qu’il faille attribuer au climat un rôle direct dans le processus actuel de désertification. Ce serait plutôt le résultat d’une conjugaison de nombreux facteurs interdépendants qui ont pour caractéristiques communes la surexploitation d’écosystèmes et la rupture d’équilibre naturel.
Comme le souligne Jean BISSON (1984), au Maghreb, ce n’est pas le désert qui avance vers le nord mais la steppe qui du fait d’une utilisation abusive se désertifie: les petites dunes mobiles qui apparaissent dans la steppe ou sur les confins septentrionaux du désert n’ont pas pour origine un sable d’origine méridionale, donc saharien, mais sont la conséquence d’une mobilisation des éléments les plus grossiers du sol que sont les grains de sable, les limons, particules les plus fines exportées par le vent, et dont on retrouve les traces jusqu’en  Europe.
Au niveau de la zone qui nous intéresse, Figuig est touchée par l’ensablement dans son secteur est, à la limite du qsar Hammam Foukani mais cela reste très circonscrit.  L’espace qui est le plus préoccupant selon la division provinciale de l’agriculture, car plus gênant, est la route qui lie Bouarfa à Bouanane et qui est régulièrement recouverte de sable à la période des vents.

 

 

Les sols :

Les sols sont en réalité des apports alluviaux plus ou moins fins enrichis par les pratiques culturales, surtout d’irrigation. Ils sont en fait issus de l’épierrage et de l'enrichissement des formations superficielles limono argileuses par le recyclage perpétuel des déchets organiques tant animaux qu'humains. C'est là une pratique courante et issue d'une longue expérience ancestrale. Les sols de la palmeraie souffrent d’épuisement et d’usage empirique d’engrais, en l’absence d’encadrement scientifique expérimental.

 La température :

La température oscille entre la moyenne des maxima du mois d'août : 41 °C et 16 °C du mois de janvier. Quant à la moyenne mensuelle des minima, elle varie entre 3 °C en janvier et 24 °C au mois d'août.

Précipitations :

Les averses sont peu abondantes le long de l'année, mais chacune prise en particulier est souvent très forte et provoque des écoulements torrentiels qui ne passent pas sans provoquer des dommages plus ou moins importants.
L'écoulement des eaux pluviales reste en fait une donnée fondamentale qui détermine à la fois les aires urbanisables et l'implantation des constructions.
La moyenne des précipitations est de 128 mm (moyenne annuelle), elle oscille entre 70 mm et 140 mm, ce qui reste très faible. Notons que les mois les plus riches en pluies sont octobre, novembre décembre et janvier. En automne, les vents sont d'Ouest ou du Nord-ouest, ceux du Nord, dominent très nettement.
A l'exception des jardins irrigués et les forêts de palmiers de l'oued Zouzfana, les terres de l'oasis et des plateaux ne comportent aucune plantation, hormis les plantes épineuses (sedra), des steppes comme le laurier rosé (Défla) et quelques plantes désertiques (chih).

Les sols :

Les sols sont en réalité des apports alluviaux plus ou moins fins enrichis par les pratiques culturales, surtout d’irrigation. Ils sont en fait issus de l’épierrage et de l'enrichissement des formations superficielles limono argileuses par le recyclage perpétuel des déchets organiques tant animaux qu'humains. C'est là une pratique courante et issue d'une longue expérience ancestrale. Les sols de la palmeraie souffrent d’épuisement et d’usage empirique d’engrais, en l’absence d’encadrement scientifique expérimental.

Les écoulements :

Les écoulements des eaux superficielles sont surtout sporadiques mais parfois d'une violence désastreuse.